L’Image décapitée, des victimes dévastées

Publié le par Un vieil homme et sa plume

L’Image décapitée, des victimes dévastées
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Comme le commun des mortels, mais aussi comme catholique je suis stupéfait, interloqué, sidéré par les révélations rendu publiques du comportement caché de l’abbé Pierre dont le vrai nom est Henri GROUES Comme beaucoup de monde, le ciel met tombé sur la tête. Je suis d’autant plus surpris que j’ai été bénévole à Emmaüs International planté à Maison Alfort. Nous étions trois à mettre des boites de lait en poudre dans des cartons à destination de l’Afrique. Cette petite association s’appelait SOS boite de lait Je suis un homme surpris et triste pour ses "compagnons", ces personnes qui avaient trouvées refuge et logement dans les maisons Emmaüs et surtout pour ses victimes qui l’ont considéré comme un père.  Comment cet homme élu député MRP de 1945 à 1951, qui s’est opposé à Pétain, est entré en résistance et n’a cessé de défendre les pauvres en est-il arrivé là ?

Je l’ai rencontré une fois dans les locaux de Maisons Alfort C’était un petit homme au visage ovale, ascétique avec une barbe chiffonnée portant une cape, un béret et se déplaçant avec une canne, je le voyais pour la première fois, il n’avait nullement l’air d’un pervers. Cependant, les yeux cachés derrière des lunettes, l’air triste, peu causant, il semblait pensif et paraissait porter sur ses épaules toute la misère du monde

Sur ces actes, les médias ont tout dit, ont délayés à qui mieux mieux les turpitudes de l’abbé, sans réserve et parfois avec regard jubilatoire de journaliste ? La vérité est nécessaire, le bla-bla est inutile.

Dans les années 1940-1950 lorsque j’étais encore à la ferme, les ouvriers ne se seraient pas embarrassés de mots, ils auraient dit tout de go, l’Abbé, c’est un cochon et d’ajouter, il est comme tout le monde, il a besoin de ça, Dans cette affaire, je n’en n’remettrait pas une couche.

Cependant des gens savaient, hauts prélats, entourages proches   Ils n’ont rien dit par trouille, par peur au ventre. D’autres pour préserver la boutique qui était une très grande trouvaille pour aider les pauvres. Laissons les enquêtes se poursuivre, je ne suis pas un procureur, sachant que l’humain peut-être à la fois Gabriel et Satan 

Le mystère du mal et du bien nous échappe

Mois qui est été secoué par la seconde guerre mondiale Je me suis souvent posé la question que serai-je devenu en 1941 si j’avais eu 18 ans, un collabo ? Ou un résistant ?

Bien après la fin de la seconde guerre mondiale je n’ai jamais cessé de m’interroger sur le mal : « le mystère du mal » car il s’agit bien d’un mystère qui restera sans réponse jusqu’à la fin des temps mais il y a aussi, on ne le dit pas assez son contraire le « mystère du bien » Chacun d’entre nous ressent au fond de lui-même « la bête qui dort » des pulsions qui peuvent nous conduire au pire et dans le même temps d’autres forces qui peuvent nous pousser à aider nos semblables. C’est là, toute l’ ambivalence des humains. Ls animaux non pas cette liberté, ils ont des programmes dans le cerveau pour tuer et se nourrir. 

Les réponses des religieux à mes questionnements, n’éclairent nullement la question ? Adam, Eve, la pomme et le serpent, ceux sont des belles images pour justifier le mal, jadis on y croyait "dur comme fer" mais cela ne tient pas debout n’en déplaise à ceux qui croient à ce mythe

La réponse des savants est plus solide en expliquant l’évolution du vivant avec le passage de l’animal à un être extraordinaire homo sapiens. Mais : à quel moment avons-nous eu-la clairvoyance ; à quel moment avons-nous eu conscience que nous étions mortels ?

La vie est un long chemin qu’il faut tant bien que mal parcourir avec si possible du discernement. C’est point facile.  

 

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