La Vieille Dame
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La Grand-mère avait pris l’habitude de passer une bonne partie de ses journées près de la cheminée pour tricoter des cache-nez et des gants pour l’hiver à ses petits-enfants.
Ce n’est pas de la vielle Grand-mère re que je veux vous parler, mais de la vieille poule qui avait ses habitudes et sa place sur le perchoir du poulailler Pendant plusieurs s années, la vieille dame a pondu des œufs dont ma mère se servait pour nous faire des gaufres, des crêpes et des omelettes. La veille de la fête de Paques ma mère a dit à mon père demain je cuisine une poule au pot. Mon père à tout de suite compris, la vieille poule va bientôt termine sa vie, Son dernier soir étant arrivé mon père s’introduisit dans le poulailler sans lumière pour ne pas l’effrayer, connaissant sa place, il la saisit par une pâte, la coquette ouvrit ses ailes se débattit en se demandait ce qui pouvait bien lui arriver. Mon père là mis entre ses jambes, elle saigna se débâtit une dernier fois et rendit souffle. Mon père pourtant habitué à ce genre de besogne s’était pris d’amitié pour la vieille dame mais il ne put faire autrement
Ma mère est arrivée avec une bassine d’eau chaude, mon père la plongea dans l’eau pour la mettre à nu, il alla jusqu’à lui enlever les derniers petites plumes du croupion que le cop aimait chatouillée le lendemain elle fut mis dans la casserole. Sachant que mon père aimait les pattes, ma mère lui servit le croupion. Voici comment finissaient nos poules dans les années 1940-950
A l’heure actuelle les basses-cours et les poules ont quasiment disparus de nos villages, je dis quasiment, car je connais un cinquantenaire dans mon village d’origine, qui élève encore des poules à l’ancienne, mange les œufs et les estourbie quand elles ne pondent plus. Je lui ai demandé pourquoi il n’avait pas de coq pour honorer ses poules, il m’a dit : « mon vieux si tu savais, si j’avais un coq qui chantait tous les matins, j’aurais le Maire et les flics au cul.
Noël arrive à grands pas, les entrepôts à poules se vident, elles ont à peine 18 mois, les usines à tuer fonctionnent à plein rendement. Egorgées et plumées à la chaine, elles vont bientôt arriver dans nos assiettes. Vu l’augmentation de la population, l’élevage à l’ancienne n’est plus possible. Peut-on faire autrement, sans doute, en leur offrant plus d’espace pour s’ébattre et un peu de plein air pour respirer dans leur courte vie.