LA POULE AUX OEUFS D'OR
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Qu’a voulu démontrer lors de son discours de politique général, le lettré-paysan François Bayrou, agrégé en lettre classique, en faisant allusion à "la poule aux œufs d’or", de la Fontaine, : « qu’il ne fallait pas trop taxer les grosses entreprises du CAC 40 pour ne pas casser l’œuf qui rapporte gros à l’Etat. » Je lui rétorque, qu’une taxe de quelques millions puisée dans le portemonnaie de Bernard Arnaud patron de LVMH pour la seule année 2005 ne le ruinerait pas.
Oui mais, Bernard ne l’a pas entendu de cette oreille et sans honte, il a prévenu que si l"on touche à son panier d'œufs en or , il pourrait délocaliser chez TRUMP
En entendant chose pareille Dupont a failli s’étouffer, lui qui gagne un peu plus que le SMIG !
Pour cette fable La Fontaine s’est inspirée d’une fable antique « l’oie aux œufs d’or » attribuée sans certitude a un écrivain grec Esope qui vécut au VII-VI siècles avant Jésus-Christ.
Avant le commentaire, poursuivons la biographie de Jean de la Fontaine, en nous inspirant d’un ouvrage d’Erik Orsenna. L’ascension sociale de la famille La Fontaine commence avec le Grand-père qui n’avait pas encore la particule « de ». Il s’est enrichi dans le commerce notamment celui des draps, ce qui lui a permis d’acheter une charge, celle de Maitre des eaux et forêts. Son père Charles reprend la charge et acquiert des terres. Charles va se marier avec une demoiselle Pidoux Françoise. La famille Pidoux occupe de hautes fonctions : banquiers de princes. (A suivre.)
Revenons à la poule aux œufs d’or, 13ème fable du livre V éditée pour la première fois en 1668
La POULE AUX ŒUFS D'OR
L'Avarice (1) perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux pour le témoigner (2)
Que celui (3) dont la Poule, à ce que dit la fable, (4
Pondait tous les jours un œuf d'or
Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable
A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,
S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches : (5)
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
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L’avarice perd tout en voulant tout gagner, La principale perte c’est l’estime de soi, ce défaut ou cette maladie vous ronge jusqu’à la moelle des os. La fontaine connaissait sans aucun doute l’histoire de Judas dont parle Mathieu dans son évangile. Mathieu le décrit comme cupide pour avoir accepté trente 30 pièces d’argent en livrant Jésus à ses opposants, le clergé et les romains. Seulement voilà Judas a des remords, il rend l’argent et va se pendre. Pour moi les remords valent pardon. Du pauvre Judas les gens en ont fait depuis des siècles un bouc émissaire, un traitre et un cupide. Tiens ! Tiens ! C’est à la même époque que Jean Baptiste Poquelin dit Molière présenta "l’Avare" le 9 mai 1668 au Palais Royal. L’un comme l’autre critique la cupidité des hommes de leur temps. Ces 'attaquent sont très nettes, elles visent les faiblesses humaines de certains courtisans, mettant en cause la démesure, l'impatience et la cupidité
Cette fable concentre un groupe de tourments auxquels nous sommes tous un jour ou l’autre confrontés : avarice, envie, cupidité, rapacité, radinerie. Certains de ses tourments nous assiègent, ne nous laissent pas en paix et nous pourrissent la vie. La volonté suffit parfois pour en venir à bout, mais pas toujours, alors il faut se faire soigner. Y parait que la sagesse épicurienne serait un bon remède à ces tourments en méprisant les richesses et en jouissant du présent, c’est-à-dire en se payant un bon repas dans un resto trois étoiles, Toutes ces transgressions dont j’ai dit quelques mots ci-dessus nous les retrouvons aujourd’hui sur les réseaux sociaux : arnaques, tromperie, vols, filouterie avec semble-t-il l’absence de remords. Jean de la Fontaine aurait beaucoup à dire sur les vices de notre temps !
Nota : François Bayrou, madré de 72 ans a réussi son coup. Nous avons enfin un budget. Le vieux "Rustoc" est arrivé à enfoncer un coin dans le nouveau front populaire de Jean Luc Mélenchon. Y parait que le Jean Luc est devenu fou furieux, un taureau en furie a juré qu'il aurait la peau de ces traites de socialistes. Quant à ses deux principaux acolytes la dame Matilde Panot, elle a failli s’étouffer et le sieur Manuel Bompard s’étrangler. La plume se réjouit que ces couillons aient pris uppercut dans l'estomac, Ils n’y comprennent rien aux aspirations du peuple.et son à mille lieux de leurs problèmes.
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