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Publié le par Un vieil homme et sa plume

Les vacances c'est fini,  au boulot

Les vacances c'est fini, au boulot

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C’est la rentrée, c’est la rentrée des classes., La Joséphine y pensait, cela lui a gâché la fin de ses vacances. Son Lardon, Baptiste, va entrer, en maternelle, elle s’inquiète, son Baptiste ne veut pas se séparer de son doudou. Sans son doudou, il se servira de son mouchoir et pourrait attraper un rhum ou un virus. Mesure de précaution !

C’est la rentrée, c’est la rentrée de son Gastounet en primaire, classe de CP. Par mesure de précaution, la mère Reblochon a prévenu la maitresse, son Gastounet a tendance à s’énerver, à faire des crises de colère ! Quand il est en colère dit-elle, il pourrait tirer les cheveux de ses petits camarades. En allant recherché son gamin, la maitresse a dit à madame Reblochon ; « tout s’est bien passé, Gaston est un amour, il a été très gentil avec ses petits camarades ». Mme Reblochon est rassurée.

C’est la rentrée pour le Paulo qui vient d’avoir son bac avec mention. Son père professeur des machines à sous au lycée technique Casino de Troyes s’est empressé de lui trouver un appart à Reims, car Paulo va se former à la Cyber sécurité. Y parait qu’il y a plein de débouchés dans cette profession. Paulo va devoir s’accrocher pour traquer sur la toile les délinquants et les arnaqueurs ! Merci Paulo.   

Au travers de ces entrées, moi qui suis vieux, je mesure le temps qui passe, mon livre de vie s’est ouvert le 13 février 1934. Il se fermera bientôt, c’est certain ! Je n’en connais ni la date ni l’heure.

Comme Baptiste, je fus petit homme que sa mère laissa trottiner dans la cour se ferme, (les crèches n’existaient pas, la plupart des femmes étaient mères au foyer). Mes parents venaient de s’installer, la cour était remplie d’herbes et de touffes d’orties dont les piqures me faisaient hurler. Ma mère veillait au grain et au moindre cri, elle me frottait les piqures avec une herbe. Pour nettoyer cette cour enherbée mon père avait acheté des poules, des canards et trois oies ? Ma mère m’a racontée que le jars, un male agressif en voulait à mon bonnet et surtout au pompon rouge qui l’attirait. Cette période ne fut pas une crèche, mais une cour de ferme avec tous les plaisirs et les dangers que cela comporte. Mais j’y ai appris sans doute plus que dans une crèche..     

Comme Gastounet, je suis entrée en primaire en septembre ou octobre 1939. Les premiers frimas étaient plus gelant qu’aujourd’hui. Ma mère avait tricoté durant ses temps libres des mouffes, des chaussettes et un passe montagne en laine  pour me protéger des journées froides.

 L’instituteur, cousin Bernoux était un vieil instituteur, troisième république, qui entamait sa dernière année avant la retraite. C’était une personnalité de la commune avec le Maire et le Curé, d’autant plus qu’il exerçait aussi la fonction de secrétaire de Mairie

Pour nous mettre au pas ou nous rappeler à l’ordre, il ne criait pas, y sifflait.  Son sifflet à roulette ne le quittait pas d’une semelle.   

Le jour de la rentrée, Je n’en menais pas large, un coup de sifflet, chacun se mit en rang deux par deux avant d’entrer en classe. Je fus surpris quand il décoiffa de sa casquette un grand qui se trouvait devant moi et J’entendis dire toi je tais à l’œil.

Mes premières journées furent celle d’un gamin qui découvrait les odeurs de la craie, celle de l’encre violette, le tableau noir encadrait de deux cartes cartonnées, l’une représentant la France, l’autre les poids et mesures.

Les semaines suivantes, je me rappelle très précisément du bonnet d’ânes et du silence qui s’établissait quand Maitre Bertoux tonner !

Quelques mois après cette première entrée à l’école, ou parait-il, : j’étais sage comme une image, la guerre allait bouleversée la vie des gens du village et la mienne. Ordre était donnée par la sous-préfecture de Saint Quentin (02) de quitter au plus tard le 17 mai 1940 pour se rendre dans la Mayenne. Alors nous avons pris ma mère ma sœur et moi, sous la conduite du charretier, dans un charriot à bandage le cortège des refugies qui partaient vers le sud

Au contraire de Paulo, je n’ai pas fait le bon choix. Après deux ans en école d’agriculture et sortis sans diplôme, j’ai fait mon apprentissage à la ferme de mes parents en gardant les bœufs et en nettoyant les écuries. L’odeur ammoniacale du fumier est peut-être source de longévité ? De la ferme j’en suis parti bien plus tard.

 

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Infos plume

Vote de confiance, Budget 2026, le Béarnais sur la sellette

Les chiffres ci-dessous me dépassent, je ne les commente pas

Le dette publique 3345,4 Milliards

115,5 %du Pib

Dette publique par habitant 49.653 euros

François Bayrou a eu raison de mettre les députés au pied du mur, il s’est cassé le tronc pendant des semaines, pour mettre sur pied le budget 2026 et tenter de diminuer la dette de 44 milliards d’euros en demandant des efforts aux français.

Un miracle est peu probable, mais on ne sait jamais. Le Madré Bayrou se démène comme un diable pour renverser la vapeur. Si ce miracle ne se produit pas, nous retournerons aux urines dans quelques semaines.

La dette qui de date pas d’hier, ni d’avant hie n’est pas le seul problème. Cependant personne ne veut mettre la main au porte-monnaie, à commencer par le Medef qui porte une grande responsabilité dans l’inégalité des salariés. C’est à croire que les chefs d’entreprises sont les uniques propriétaires de leurs affaires. Si celles-ci tournent, c’est bien grâce aux salaries

Les deux partis révolutionnaires LFI aux racines trotskystes et le FN aux racines fasciites ont déjà dit qu’ils voteraient contre la confiance. Le parti socialiste qui dit blanc un jour et noir le lendemain rejoint sans barguiner le leader Maximo. Par ailleurs Mélenchon a tonné le premier, il veut la peau de Macron, c’est clair ! Bardella a tonné sous l’œil vigilant de Marine, ils veulent aussi la peau de Macron. Leurs promesses, c’est du Bidon.

Cela dit, c’est vrai que la France est fracturée, que Macron a fait des erreurs, qui n’en fait pas ! Que les inégalités sont flagrantes. Les très riches sont toujours plus riches et les plus pauvres toujours plus nombreux. Ces riches sont les premiers fautifs de la chienlit qui se prépare

Autres problèmes, le rapport de force entre les syndicats patronaux et les riches d’une part, les salariés et les pauvres d’autre part, le rapport de force est quasiment inexistant. Les cinq syndicats historiques des salaries, la Confédération française démocratique du travail (CFDT), Force ouvrière (FO), la Confédération française de l'encadrement - Confédération générale des cadres (CFE-CGC), la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Ne représentent que 8% des salariés en activité. On peut se demander pourquoi les salariées ne sont pas portés à se syndiquer

Pour ma part il y a trois syndicats de trop avec des racines d’arrière-garde, FO racines trotskystes, CGT racines communistes, CFTC racines chrétiennes. De mon point de vue la CFDT et la CFE-CGC suffiraient. Syndicats réformateurs, ils seraient acceptés par les salariés. Dans l’union européennes, la moyenne des syndiqués est de près de 30%

Et puis NOUS ! Français moyens, nous sommes plein de contradictions. Nous voulons le beurre et l’argent du beurre. En fait depuis des années nous ne savons pas ce que nous voulons sur de nombreux plans, politique, économique, sociale. etc C’est très grave !

J’arrête là mes propos qui ne résoudrons rien. Le 10 septembre, le bordel, Le 18 Grève générale des syndicats ! Y compris la CFDT de Mme Leon. Nous allons entrer en turbulence ? J’en perds mon latin.

Ce matin du 29 septembre, en allant chercher mon journal, j’ai entendu chanter les arbres et les arbustes. Cela m’a revigoré.

 

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