La Vache qui rit

Publié le par Un vieil homme et sa plume

La Vache qui rit
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La vache qui rit, une belle bouille,

Ma femme vient d’acheter une boite de fromage, « la vache qui rit » pour agrémenter un plat. Il y avait belle lurette que je n’avais pas mangé de la vache qui rit. Les souvenirs des tartinâtes de ma mère dans les années 1940 me sont remontées à la mémoire.Le dessin sur la boite m’a fait penser instantanément à notre douce France de Charles TRENET, Aux vaches du nord, les normandes et les hollandaises pis noires que mon père trayait à la main, matin et soir 365 jours sur 365. Aux vaches de Haute- Savoie, l’abondance et la tarentaise que je connais depuis peu, mais dont j’apprécie en particulier le reblochon

Une vache çà ne rit pourtant pas, ça beugle mais celle-ci qui rit, a pris naissance dans le Jura, avec deus inventeurs géniaux, un paysan, le sieur BEL née 28/7/1878 à Orgelet avec cette idée d’inventer une pate coupée en portion à base de fromage le comté.

Mais si cet éleveur de vaches la façonné la matière, c’est un autre personnage qui fit la réputation de la vache, Benjamin RABIER un normand, dessinateur animalier. Les deux hommes s’étaient rencontrés au cours de la 1ère guerre mondiale.

Voilà plus de 100 ans que notre vache rit est exposée sur toutes les étales des fromageries de France et de Navarre. Multinationale, elle s’est diversifiée et est restée une affaire familiale.

Le dessin et le fromage font le succès de cette pâte. Y parait que les chinois en raffolent, personne ne sait trop bien si c’est l’image ou le fromage qui les attirent. Mais soyons sérieux une portion de vache qui rit ne vaut pas un bon bout de camembert

La vache, elle est bizarre, pas très jolie avec sa tête rouge vif, ses gros naseaux blancs qui soufflent à la figure, ses grosses joues gonflées comme un ballon et ses deux petites cornes sans grandes dangerosités. C’est une vache hilare aux boucles d’oreilles cerclées et dorées qui aime les caresses.

Un de nos anciens président, le Grand Jacques, l’avait bien compris lorsqu’il se rendait à la foire agricole porte de Versailles, son premier réflex était de tâter la croupe de la première venue qui lui rendait la politesse en levant la queue, la dernière croupe qu’il tata, la vache se retourna, le regarda, leva la queue et lui envoya un vent en pleine figure. Oh là fit-il ! Elle a du souffle, qui est le propriétaire !

Ce n’était pas le cas du vétérinaire sénateur à vie, l’épais Gerard, je ne l’ai jamais vu arpenter les couloirs du salon. Avec un peu d’humour je l’ai comparé à la joviale vache qui rit. Bon vivant, les joues bien roses et les lèvres épaisses, il se rengorge mais ne lève pas la queue quand on l appelle Président. IL ne beugle pas, il rigole.et ne lâche pas de flatulences en public


La Vache qui rit, une vraie bête de publicité !

Souvenons-nous hommes de la modernité que : «  labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France (Sully)
 


 

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