La fête des saints – le jour des morts

Publié le par Un vieil homme et sa plume

La fête des saints – le jour des morts
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Les feuilles commencent à tomber, les forets jaunissent, les jours raccourcissent, nous sommes passé d’autorité à l’heure d’hiver. Le premier novembre nous fêtons la Toussaint, fête religieuse, des Saints connus ou inconnus chez les catholiques et les orthodoxes.

Les inconnus mériteraient d’être plus connus, ils sont bien plus nombreux que les connus, les damnés de la terre, les malchanceux, les éclopés, ceux qui ont passés leur vie à souffrir, à soigner. Les personnels de santé, médecins, infirmières, aides-soignantes, tous ceux qui se sont dévouer pour leur job avec humanité, sans chercher à s’en mettre plein les poches  (minoritaires). Les savants qui ont cherché pendant des années comment améliorer la vie de leurs concitoyens, Tous ceux en général qui ont menés une vie à peu près correcte avec leurs qualités et leurs défauts sur terre et les malchanceux qui n'ont pas pu sortir de leur  bourbier. 

Ou sont-ils tous ces braves, l’Eglise nous dit qu’ils sont au paradis, qu’ils sont au ciel. J’aimerais plutôt employer un mot plus moderne en disant qu’ils sont quelques parts dans le Cosmos, car il est dit dans la bible  que Dieu créa le ciel et la terre donc Dieu serait le Cosmos. . Qu’en pense les prélats, nos bons pères de l’église catholique de ma position ? Je vais passer pour un hérétique !

Le lendemain de la Toussaint, c’est le jour des morts que nous honorons. Y a mille façons d’honorer nos morts car cela existe depuis la nuit des temps dans toutes les religions dans tous les pays et dans toutes les civilisations.

 L’église catholique a décidé que le jour des morts serait le lendemain de la fête des saints ? Cette année se sera le samedi 2 novembre.

L’objet symbolique de ce rite en France, c’est une fleur, le chrysanthème que l’on va déposer sur la tombe de nos chers défunts. C’est quasiment la seule fleur qui fleurit à l’approche de l’hiver

Au début des années 1960, j’ai travaillé chez un horticulteur près de Versailles qui cultivait environ 10 000 pots de chrysanthèmes par an.  J’avais la responsabilité avec le contremaitre sous l’œil expérimenté du patron de les amener à fleurs au jour J. Sans être ma passion, mon plaisir à veiller sur ces plantes, était d’arriver à obtenir les fleurs trois ou quatre jours autour de la Toussaint. Chaque matin je faisais le tour des parcelles pour les bichonner les arroser selon leur besoin, les tailler, repérer les débuts de maladies et les traiter pour les amener en temps et en heures sur le marché des halles de Paris. C’était une rentrée d’argent importante pour le patron.et une bonne journée pour moi avec les pourboires et le plaisir de côtoyer une multitude de gens, les forts des halles, les camionneurs, les fleuristes, les poissonniers, les crieurs, les bistrotiers etc.    

Mes parents et moi-même n’avons jamais pratiqué le rituel du jour des morts, ni déposé une fleur sur leur tombe. Ce n’était pas dans nos habitudes.

Mes chers défunts que j’ai connus sont plutôt vivants en moi.  Je pense à eux quand je vais au culte le dimanche, bien souvent le soir, avant de m’endormir. Cela ne m’empêche pas d’aller sur leur tombe quand l’occasion se présente et de leur parler.

Le trois novembre la vie va continuer pour les vivants, les arbres vont finir de se dévêtir, le 21 nous serons en Hiver, avant la grande fête de noël que les enfants attendent avec impatience.

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J
très bonne analyse en ces temps de froidure qui débutent. Toi à la fleur de l'âge tu sais nous conduire avec passion dans les méandres de ta vie. Merci JC
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U
Merci Jean Marc , pour ton aide, après bien des mots nous sommes arrives à le faire migrer sur Google ce foutu Blog